Observation et déduction dans le roman policier.

Blog pro.

John Bastardi Daumont

romanpolicier

Texte de Maurice Leblanc, le père d’Arsène Lupin, publié dans Les Annales politiques et littéraires (1er août 1930.)

Si un auteur d’histoires policières consentait à retourner contre l’un de ses romans cet admirable appareil de déductions et d’observations avec quoi il résout tous les problèmes, je crois qu’au point de vue strictement policier il ne resterait pas grand-chose dudit roman. Que Sherlock Holmes prenne la meilleure de ses loupes et qu’il examine froidement le chemin que mon ami Conan Doyle, au moyen de merveilleux raisonnements, lui a fait parcourir pour atteindre la vérité, il s’apercevra, non sans-stupeur, que ce chemin ne l’aurait jamais conduit à la vérité. Les raisonnements qui l’ont guidé se trouvaient, en général, faussés par une imperceptible erreur, ou coupés par un obstacle, ou enchaînés les uns aux autres par les liens les plus arbitraires. Combien différente est la réalité !

Un crime se commet.

La police…

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