Tabac frelaté, drogue : Thierry Saint Joanis et Alexis Barquin (Société Sherlock Holmes de France) rendent hommage à Sherlock Holmes Detective Consultant

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Il aura fallu 3 longs mois pour que Thierry Saint Joanis et Alexis Barquin (la Société Sherlock Holmes de France) commentent Sherlock Holmes Detective Consultant, salué unanimement par la critique en France depuis sa sortie le 9 mai 2014. Le résultat est intéressant. Aux yeux de Messieurs Saint Joanis et Barquin, tous les commentateurs littéraires s’étant penchés sur mon livre seraient des ignares décérébrés. 

A toutes fins utiles, je précise que le présent article constitue le droit de réponse qui m’a été dénié par le webmaster de SSHF (Alexis Barquin) à la suite de la publication d’un article diffamatoire me concernant sur leur site. 

Sur le fond, rappelons la toute dernière appréciation du Magazine Littéraire Eté 2014 qui semble pour le coup particulièrement bien à propos :

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« L’écrivain mène, pour ainsi dire, son enquête sur l’enquêteur sans rejoindre la ronde des exégètes participants au great game. Contrairement à ces herméneutes holmésiens qui s’efforcent d’éclairer des zones d’ombres oubliées, John Bastardi Daumont ne défend pas avec entêtement une hypothèse, mais synthétise les débats qui divisent cette communauté ».

Et c’est ce qui plait, justement, dans ce livre. 

Nous pouvons également trouver différentes critiques ici, émanant de blogs littéraires :

http://www.petitesmadeleines.fr/archive/2014/05/08/sherlock-holmes-detective-consultant-john-bastardi-daumont-5364768.html

http://www.wukali.com/sherlock-holmes-detective-consultant

http://www.ledevoir.com/culture/livres/418245/sherlock-holmes-detective-consultant-john-bastardi-daumont

https://revezlivres.wordpress.com/2014/07/09/sherlock-holmes-detective-consultant-bastardi-daumont-john/

http://www.lexpress.to/archives/14413/

Alors, lorsque l’on synthétise des débats qui divisent, il faut s’attendre à de la critique. Je savais donc que le livre serait attendu au tournant. Le résultat de leur saillie se révèle bien maigre, et d’une mauvaise foi assez incroyable….

Cette association, l’une des dizaines présentes sur le sol français, avait collaboré à Sherlock Holmes Détective Consultant pour une ou deux images, dès lors mon éditeur et moi même étions contents de leur envoyer un livre. En réponse (sèche), ils nous en réclamèrent Cinq. Cinq livres ? mais pourquoi donc ? Première curiosité. J’acceptais, me disant qu’après tout, c’était peut être pour offrir à des membres.

Les semaines passent, le livre sort le 9 mai, aucun retour, pas un mail, rien.  Même de politesse, ou d’accusé réception. Rien. Nakach. Première déception, premiers signes de médiocrité. 

Un gentleman victorien salue même son pire ennemi.

Sherlock-Moriarty

Je n’avais pas encore réalisé que nous étions plutôt en présence d’amateurs impolis de cosplay singeant les victoriens, comme d’autres se déguisent en Krillin ou Bulma. 

Thierry Saint Joanis singeant Sherlock Holmes, la politesse victorienne en moins (et tenant une mauvaise pipe, Holmes n »étant jamais mentionné avec une pipe courbée)
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Alexis Barquin dans son nouveau costume d’Andromède.

3 longs et pénibles mois pendant lesquels les besogneux Thierry Saint Joanis, éditeur de brochures à Saint Sauvier,  (un professionnel rompu à l’investigation policière, n’en doutons pas) et Alexis Barquin (webmaster à la Sofres) se sont lancés dans l’analyse ligne par ligne de Sherlock Holmes Detective Consultant dans l’objectif de le détruire.  

Un vrai travail de Shaolin

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3 besogneux mois pour accoucher hier, enfin, d’un article fort violent dans lequel ils relèveraient,  crâneurs,  sur le site de la Société Sherlock Holmes de France, « une centaine d’erreurs », descendant Sherlock en flèche dans un papelard aguicheur, et renvoyant à un gros tableau excel assez étrange présenté de façon savante, censé contenir des fautes. Les critiques littéraires, ignares, auraient fait du mauvais travail. 

Un truc fait pour flinguer le livre, en gros.

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Observons tout cela de plus près…..

Il m’aura  fallu moins d’une heure et 30 minutes pour répondre aux erreurs invoquées, en buvant un café, car ledit tableau ne contient rien

Sur les 79 et quelques «  » » »fautes majeures » » » relevées dans Sherlock Holmes Detective Consultant par la SSHF, 95 % procèdent de l’interprétation personnelle de son président, qu’il érige en vérité révélée, à grand renfort de couleurs, verte et rouge, le reste étant (et je le remercie pour avoir fait gratuitement cette énième relecture gratuite, en bonne goule servile aveuglée par sa propre rage) moins d’une dizaine de coquilles de frappe sur un livre de plus de 200 pages. (voir tableau ci dessous)

Bilan des courses, pour un livre illustré grand public : aucune faute majeure, aucun contresens, cela après avoir été torturé pendant 3 mois, sous la loupe inquisitrice de ceux qui ne lisent que des thèses sur Holmes H24.

Joanis, Barquin, merci pour cette pub les gars. 

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Lorsque le commentateur dans son « tableau de correction » donne son avis, son interprétation, ou donne même un détail, ou dit « oui, mais »  il s’agit, pour mon livre, d’une erreur.  A ce compte là, autant en trouver 300, et brûler mon bouquin. 

Pourquoi quelques braves bougres, avec qui j’avais pourtant été si sympathique dans ma dédicace, et contre qui je n’avais rien, que je remerciais en plus dans mon livre, avaient trouvé l’idée se fendre d’une critique de si mauvaise foi ?

J’ai constaté tout d’abord sur leur site que cela arrivait avec certains livres, et notamment des références (Le Dictionnaire de Sherlock Holmes, par exemple)

J’ai compris ensuite que l’auteur de la critique en avait lui-même écrit un, qu’il tentait  de relancer en 2014. Un opuscule bourré de fautes de syntaxe dont une bonne partie est consacrée à résumer les aventures de Holmes (chose déjà faite mille fois)

Et si encore, dans ce tableau, il y avait eu une poussière de pertinence…..même pas. Pour ceux qui auront le temps de mesurer dans le détail l’ampleur de la mauvaise foi de cette présentation, ci joint ce fameux tableau d’erreurs, avec mes appréciations en bleu. 

J’ai gardé son rouge professoral car le côté donneur de leçons prétentieux m’attendrit. 

Il faudra m’indiquer la marque de tabac fumé par Barquin et Joanis.

Green Bong on White
Sherlock l’aurait adoré celle là.
Chapitre 1 : Le héros d’une fin de siècle
Page 009 « Sherlock Holmes prend sa retraite en 1930 » Non, c’est en 1903.   

Et non. Sherlock est un personnage littéraire qui tire réellement sa révérence à la mort de son auteur, Conan Doyle. Aucune date certaine sur sa retraite, d’autant qu’il revient dans Son Dernier Coup d’Archet pendant la guerre, bien après 1903. Oublier ce détail est une honte absolue pour un sachant tel que Thierry Saint Joanis.Ca commence bien Thierry

« Il dit être le petit-fils de la sœur du peintre Vernet. Il n’est pas précisé s’il s’agit d’Antoine Charles Horace Vernet ou de son père Joseph Vernet… » Le Vernet qui pourrait être le grand-oncle de Holmes, c’est émile Jean Horace Vernet (1789-1863), fils de Carle Vernet (Antoine Charles Horace) et petit-fils de Joseph Vernet. Il y a ici une confusion. L’auteur devait chercher un « Horace Vernet » (nom souvent cité dans les publications de la SSHF) et a cru avoir trouvé le bon avec Carle, alias « Antoine Charles Horace ». Les deux candidats proposés par l’auteur sont, quoi qu’il en soit, un peu trop vieux pour tenir le rôle du grand-oncle. 

Oui, merci, son prénom est bien Horace. 

Page 010 « club Diogène » Le club de Mycroft porte le nom de Diogenes Club. On ne doit pas traduire ce nom propre en Club Diogène.  

Les deux appellations sont largement acceptées. Tenez Joanis, ceci vient du Reform Club, Londres, ayant inspiré le « Diogene Club ». Avant de donner des leçons de langage, foutez y déjà un pied. http://sherlockdetectiveconsultant.tumblr.com/post/91266470447/de-la-part-du-reform-club-ayant-inspire-le-club-de

« On s’y retrouve de 19h45 à 7h40 » Le texte original dit ceci : ”He’s always there from a quarter to five till twenty to eight.” C’est-à-dire, en français, de 16h45 à 19h40. Double erreur de traduction donc. Non, Mycroft Holmes n’est pas au Diogenes Club toute la nuit ! 

Comme le Reform Club le Diogène Club a des chambres et on peut supposer que Mycroft y dort souvent. Là encore, vous le sauriez si vous y étiez allé. C’est une phrase extraite d’un paragraphe entier que vous ne citez pas.

Page 033 « … dans Flamme d’argent, il est fortement soupçonné d’avoir profité d’informations pour tricher lors d’une course » Ce fait n’est pas canonique.  

Ce n’est pas une erreur pour autant, mais un sentiment à la lecture de la nouvelle, partagée par une beaucoup de lecteurs. (d’ailleurs d’après moi il triche carrément lors de cette course)

« … quand il échappe aux snipers de son meilleur ennemi [Moriarty], il ne le doit qu’à une paranoïa digne des plus grands esprits criminels. » Quel est le sens de cette affirmation ? Rien ne permet de savoir sur quel fait canonique elle reposerait.

 

C’est mon avis. D’auteur. Joanis est commentateur du travail des autres. Pour ma part je suis auteur. J’écris des livres. J’y donne mon avis. Rien ne permet de démontrer l’inverse et au contraire il y a beaucoup d’indices graves et concordants de traits de caractère paranoïaque chez Sherlock Holmes

Chapitre 2 : Quand la méthode Holmes surclasse Scotland Yard
Page 038 « Illustration d’Abbey pour la couverture de The Sign of Four » Il serait bon, pour éviter toute confusion, de préciser que le terme « Abbey » fait ici référence à l’auteur du dessin et de préciser au moins l’initiale de son prénom (J. Abbey). Sinon certains lecteurs risquent de penser qu’il s’agit d’une illustration de la nouvelle The Abbey Grange

 

Merci pour ce conseil, c’est sympa de donner un avis mais ici encore ça ne créé aucune erreur.

Page 054 Image d’un pistolet L’illustration et sa légende concernent un pistolet alors que le docteur Watson et Sherlock Holmes utilisent un revolver. Si l’on doit montrer un webley, il faut choisir un modèle de revolver et non de pistolet automatique. 

 

Très bien. Nous avons placé en illustration un pistolet d’époque pour montrer ce qui se faisait comme arme à cette période. Un problème ? Merci pour la suggestion cependant mon vieux

Chapitre 4 : Tribulations d’un ami fidèle à l’amour récalcitrant
Page 094 « Holmes refuse l’émeraude » (dans Un scandale en Bohême) Il serait plus exact de parler d’une bague sertie d’émeraude (en forme de serpent). à ne pas confondre avec l’épingle de cravate sur laquelle une émeraude est montée, offerte pour service rendu à la couronne britannique dans Les Plans du Bruce-Partington. 

 

Ce n’est pas une erreur. La valeur de la bague vient de l’émeraude. Formuler une précision ne fait pas du fait d’origine une erreur. Il faut réapprendre la rhétorique de base.

Page 097 « Watson fréquente une école publique, le collège Wellington…» Ceci n’est pas canonique, mais apparaît dans la biographie pastiche de William S. Baring-Gould. Il est toujours nécessaire de le préciser quand on utilise des données inventées par Baring-Gould au risque de laisser son lecteur penser que cela est tiré du Canon.  

 

Il n’est nullement précisé dans mon livre que cela est tiré du Canon, quant à l’apport de Baring Gould tant sur l’univers Holmésien que sur le grand public il est objectivement et à jamais supérieur à celui de commentateur de boudoir Thierry Saint Joanis

Page 100 « Il épouse Marie Morstan » Il s’agit de Mary Morstan.

 

J’ai françisé, mea culpa, l’esprit chauvain, peut être.

« Il reprendra du service en qualité de médecin militaire au début de la Première guerre mondiale » Faux, il s’agit encore d’un élément qui n’est pas tiré du Canon. Une invention de l’auteur ou d’un pasticheur. La encore il n’est pas précisé qu’il s’agisse du Canon.

 

Je rappelle au Lecteur que nous parlons d’un personnage littéraire. A ce stade, on dépasse la 10ème erreur signalée pour rien par l’érudit.

Page 101 « Bull-Pup » Heureux de lire ici ma théorie sur le sens de l’expression « bull pup », trouvée dans un dictionnaire victorien d’argot anglo-indien, pour désigner le caractère d’une personne soupe au lait. La lecture des publications de la SSHF se révèle fort utile, on en a encore la preuve ici. Malheureusement la référence à la source a été oubliée.

 

Cette théorie est extrêmement connue, vous n’en avez absolument aucune paternité. J’en ai discuté jusqu’à Londres avec Catherine Cooke, de la Sherlock Holmes Society of London. Ce genre de débats est redevenu d’actualité notamment avec les films de Guy Ritchie. Ah, Marylebone, un accueil agréable, un social chat, de sympathiques mails avec cette charmante dame, et environ 200 photos du fonds documentaire prises sur place en février 2013. Quel bon souvenir. J’espère qu’elle va bien gros bisous 😉 

Chapitre 5 : Rivalités criminelles en série pour un ego sans concession
Page 117 « Andrew Scott a donné de Sherlock Holmes, une interprétaion remarquable… » Dans la série Sherlock de la BBC, Andrew Scott n’interprète pas Holmes, mais Moriarty.

 

Bien sur, merci, c’est un clin d’œil pour la théorie selon laquelle Moriarty est Sherlock Holmes. Andrew Scott est le premier individu mentionné dans les remerciements de mon livre, il y a une pleine page sur son personnage, merci, on sait qui il est. Je mets un truc à clef comme ça dans chacun de mes livres.

Chapitre 6 : Un fils indigne mais si généreux
Page 135 « J.M. Barries » Non, le nom de l’auteur de Peter Pan s’écrit J.M. Barrie

 

Faute de frappe la première vraie coquille au bout de 135 pages et 2 mois de labeur, un grand bravo à Thierry Saint Joanis qui a bien mérité son livre cadeau

Page 138 « Holmes et Watson devaient initialement s’appeler Sheridan Hope et Ormond Sacker. Hope devint Sherrington Holmes, puis Sherlock Holmes. » Concernant le prénom que Conan Doyle aurait pu attribuer à Holmes, il ne s’agit pas de « Sherrington », mais de « Sherrinford », nom qui apparaît sur un brouillon préparatoire à la création du personnage de Sherlock Holmes. 
On peut penser que l’auteur cite ici une fausse information dont l’auteur est Madame Andrea Plunkett, cette femme qui prétend depuis des années posséder des droits sur l’œuvre de Conan Doyle. C’est sur son site internet, baptisé, sans aucune légitimité, The Official web site of the Sir Arthur Conan Doyle Literary Estate, qu’on trouve la citation suivante : « the two main characters were called Sheridan Hope and Ormond Sacker.  Nombre de personnes, dans le monde, ont repris et diffusé cette invention (ou coquille du webmaster ?) dans diverses publications, sans avoir pris le soin de vérifier la véracité de cette information? C’est aujourd’hui le tour de John Bastardi Daumont. Il est fort regrettable de trouver ce genre d’ânerie dans un livre se voulant « de référence ». C’est même dangereux, car le lecteur profane se doutera-t-il une seconde qu’il s’agit d’une invention de Madame Plunkett sans aucun avertissement ? Pour preuve, citons un passage d’un blog qui présente le livre de John Bastardi Daumont : « … il y a fort à parier que même les érudits et les connaisseurs chevronnés du canon holmésien y trouveront des détails dont ils ignoraient l’existence. Qui sait que les noms initialement prévus pour Holmes et Watson étaient Sheridan Hope et Ormond Sacker ? »Ainsi s’enthousiasme Hilaire Alrune sur le site yozone.fr. Si cette personne lit notre commentaire, elle saura alors que ce qu’elle a appris dans le livre de John Bastardi Daumont est faux. Si elle ne le lit pas, alors croisons les doigts pour qu’elle ne tombe pas sur cette question lors d’un jeu télévisé. La malheureuse pourrait ensuite faire un procès à M. Bastardi Daumont…Oui, il faudrait me décapiter pour ça. Fichtre. 20 lignes de rien. Ce n’est pas ma faute si des opinions et thèses différentes existent. Ici encore ce pauvre Thierry Saint Joanis confond (longuement) son avis avec une vérité incarnée sur Terre.
« Ward Lock Co » Le nom est : Ward, Lock & Co. 

 

C’est indiqué à plusieurs reprises dans mon livre. Aucun problème. Brosse toi mon vieux.

« Le premier, Micah Clake, est un succès. » Le titre du roman est en réalité : Micah Clarke

 

Faute de frappe bravo Thierry en 3 mois 5 livres et 200 pages plus tard, 3 coquilles, prochain lot à gagner un pot de tabac de jamaïque accroche toi mon ami

Page 140 « Mary Morstan, fille d’un navigateur disparu » Non, le père de Mary Morstan est un ancien militaire évadé d’un bagne.

 

Référence ? Avec une mauvaise foi pareille, je crois plus que sur preuve.

Page 143 « Ce paysage lui donne l’idée d’y situer l’action de la prochaine aventure de Sherlock Holmes, Le Chien des Baskerville » Plus exactement, Conan Doyle a entrepris l’écriture d’un roman, en collaboration avec son ami Bertram Fletcher Robinson, sur des bases fournies par ce dernier, et ce n’est qu’ensuite, lors de la rédaction du récit, que l’usage du personnage de Sherlock Holmes est intervenu afin de permettre la résolution de l’énigme.

 

Encore une fois il ne s’agit pas d’une erreur.  Conan a bien eu l’idée du décor là-bas.

Page 147 « Sir Charles de Baskerville » Non, le personnage s’appelle Charles Baskerville, sans particule. 

 

Vrai.Sur ce point ok

Page 150 « Elle met en scène les membres d’une société secrète irlandaise, les Molly Maguires » S’il est vrai que Conan Doyle s’est inspiré de cette société secrète pour son récit, à aucun moment ce nom n’est cité dans ses textes, l’affirmation de l’auteur est erronée.

 

Il ne s’agit pas d’une affirmation et en effet Doyle s’est inspiré merci de me donner raison mon vieux briscard, give me five !

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Chapitre 7 : La naissance d’une icône
Page 165 « avec sa double casquette » Si l’auteur veut parler de la deerstalker, il est plus exact de la décrire comme une casquette « à double visière ». 

 

Oui, donc une double casquette

« Paget introduit un long manteau, d’abord à capuche puis à cape, le fameux macfarlane dit inverness cape. » Sidney Paget n’a jamais dessiné un manteau à cape sur les épaules de Sherlock Holmes. En revanche, c’est D. H. Friston, en 1887, dans une illustration de A Study in Scarlet, qui habille le détective de ce manteau. 

 

Le premier est indiqué  « à capuche ». Faut il que je relise mes phrases parce que Joanis a du mal à lire ?

Page 166 « William Gillette… popularise l’utilisation de la pipe recourbée, dite pipe-calebasse. » L’affirmation est exacte concernant la forme recourbée de la pipe uniquement, mais il ne s’agit pas, alors, d’une calebasse à proprement dit. La pipe calebasse est un modèle très particulier, traditionnellement fabriquée dans une gourde, plante d’origine africaine, dont le foyer est généralement « doublé » d’écume de mer ou de porcelaine. La pipe de William Gillette restera une pipe recourbée en bois. La véritable calebasse, cette pipe qui est aujourd’hui considérée comme « la pipe de Sherlock Holmes », est bien différente et ne doit pas son introduction dans l’univers visuel holmésien au comédien William Gillette à qui l’on peut simplement attribué le choix d’une pipe à la forme recourbée alors que Holmes n’utilise que des pipes droites dans le Canon. 

 

Oui, merci, d’où la couverture du livre, et votre explication. Il ne s’agit, là encore, nullement d’une erreur. Gillette a bien utilisé aussi des pipes calebasses de nombreuses photos l’attestent vous étiez à toutes ses représentations Thierry ?  En plus de la science infuse vous maîtrisez le voyage astral à travers le temps ?  Deux supers pouvoirs pour le prix d’un. 

« Steele fut le premier Américain à dessiner le détective en 1903 » Non, à partir de juillet 1891 dans les quotidiens américains tels que The Daily Inter Ocean (Chicago), The Courier-Journal (Louisville), Buffalo Courier, Philadelphia Inquirer, etc., plusieurs illustrateurs ont croqué le détective dont F. C. Drake et F. C. Swayze. Et bien d’autres avant 1903 comme W. H. Hyde dans le Harper’s Weekly, régulièrement à partir de février 1893, ou H. C. Edwards dans le McClure’s Magazine en décembre 1893.

Bien sur, mais vous ne citez pas la publication dont je parle. Facile.Présentation encore biaisée pour étaler 

Chapitre 8 : Le triomphe du rôle
Page 171 « Dès 1900 Thomas Edison réalise un essai sur Sherlock Holmes et en 1903 sort Sherlock Holmes Baffled… » L’auteur fait ici encore une confusion. Le premier film holmésien est bien Sherlock Holmes Baffled, tourné en avril 1900 et diffusé dès le mois de mai de la même année, non pas sur un écran de cinéma mais sur celui de cabines Mutoscope, utilisables par un seul spectateur à la fois. Ce film n’a été officiellement déposé et enregistré que le 24 février 1903 ce qui explique la présence de cette date sur la plupart des copies actuellement visibles. Ce n’est pas la société de Thomas Edison qui a produit ce film, mais une de ses concurrentes, la American Mutoscope and Biograph Company.  

 

Relisez et remettez dans le contexte de la phrase, je parle du fait que le film sort en 1903. Rien d’autre. Encore une erreur imaginaire ou un témoignage de plus (en a t on encore besoin ? ) de la partialité folle de cette critique.

« Universal produit à son tour Study in Scarlet en 1914 avec Francis Ford dans un premier rôle. » Le titre complet de ce film est, bien sûr, A Study in Scarlet, réalisé par Francis Ford qui interprète le premier rôle, celui de Sherlock Holmes, alors que celui du docteur Watson est tenu par son frère, le futur grand metteur en scène John Ford.

 

3 lignes pour rien. Juste pour remplir et tromper le lecteur par une mise en gras trompeuse. Francis Ford joue bien le premier rôle, merci de le rappeler, filou. 

Page 172 « Il faut attendre Eli Norwood… » Norwood n’a jamais été prénommé Eli, mais bien Eille

 

Non, il était surnommé ainsi sur les affiches de ses débuts.

« il tourne dans quarante-sept films de vingt minutes » Il n’a interprété le rôle de Sherlock Holmes que dans 45 films de vingt minutes (trois séries de 15). Les deux autres sont des longs métrages.   

 

En tout ça 45 et 2 font bien 47, merci quand même Thierry pour le coup de main. Quant aux longs métrages il faut préciser les durées surtout à cette époque, si l’on veut faire le beau. Les formats ne sont pas les mêmes que de nos jours

« En Angleterre, l’apport le plus important vient de John Barrymore… » Non, pas en Angleterre, car ce comédien est américain, ainsi que le film dans lequel il apparaît en 1922, intitulé tout simplement Sherlock Holmes, et rebaptisé Moriarty lors de sa sortie en Angleterre. L’auteur aurait donc dû écrire « aux États-Unis » d’autant qu’il venait de présenter le comédien Eille Norwood qui est bien, lui, le Holmes britannique de l’époque.  

 

Il fait un succès en Angleterre également, où est le problème ?

« Clive Brook… Return of Sherlock Holmes… le film n’est pas parlé » Et pourtant si, il est parlé et c’est bien Clive Brook et non Arthur Wontner, comme l’auteur l’écrit plus loin, qui sera le premier comédien à donner une voix à Holmes au cinéma.

 

 3 parties de phrases dans trois endroits différents , je ne comprends même plus cette méthode.

« l’arrivée de Basil Rathbone en 1940 » Non, les deux premiers films holmésiens de Rathbonne datent de 1939.  Sa starification (dont je parle ici) vient justement l’année qui suit.
« Basil Rathbonne… né en Afrique » Certes, mais il est plus logique de préciser que c’était en Afrique du Sud, où travaillait son père de nationalité britannique. Il n’y a donc rien de surprenant que le comédien serve l’Angleterre lors de la Première guerre mondiale comme l’auteur semble s’en étonner plus loin.  

 

« Certes, mais » => ici encore ce n’est pas une erreur. Je ne vais pas non plus pleurer sur la colonisation britannique de l’Afrique pour plaire à Thierry Saint Joanis.

« Il s’agit du premier titre d’une série de quinze films… » Non, pas 15, mais 14. Si Rathbone a interprété 15 fois Holmes à l’écran, la quinzième fois, ce fut en 1953 à la télévision. L’auteur confond ce téléfilm avec un long-métrage de cinéma. 15 films.

 

Je ne précise pas cinéma ou télé.Mauvaise foi le Thierry, mais je n’ai plus de cartons rouges, t as tout raflé en 5 minutes.

,Page 174 « Dans The Secret Weapon, le personnage devient un instrument de propagande en faveur des Alliés… » Non, il ne devient pas, car il l’a déjà été dans le film précédent, à savoir The Voice of Terror (l’auteur commet également une erreur de datation dans sa note n°42 : le film nazi dont il parle ne date pas de 1939 mais de 1937).   

 

Non. J’estime que ce personnage devient une arme de propagande de façon plus notable dans the Secret Weapon que dans Voice of Terror. C’est mon avis, Joanis. D’homme libre.  Ne pas aimer les films qu’apprécie Thierry Saint Joanis constitue aussi une erreur ? J’aime bien Breaking Bad et The Wire. Je peux ? 

« il replonge plus tard, en 1953, à l’occasion d’une pièce de théâtre… » Certes, mais l’auteur oublie surtout que le 26 mai 1953, Rathbone interprète une nouvelle fois le rôle de Sherlock Holmes à l’écran (celui de la télévision) dans The Adventure of the Black Baronet, avec Martyn Green en Watson.Cet oubli explique l’erreur de la Page 172 quand le total des films holmésiens tournés par Rathbone pour le cinéma est enrichi d’une unité (15 au lieu de 14).Encore une fois « certes mais »…. Donc ce n’est pas une erreur.

Joanis promu Juge, siégeant au tribunal : « Certes, vous n’êtes pas coupable, mais je vous condamne quand même à mort, pour erreur ! ».

Insane.

Page 176 « Sherlock Holmes, avec Ronald Howard… jusqu’à Elementary, en 2012,… est la seule tentative américaine pour faire entrer Holmes dans le petit écran » Non, il y a eu de nombreux téléfilms américains holmésiens entre ces deux productions. C’est même aux États-Unis que le personnage de Sherlock Holmes a fait ses débuts à la télévision et ce le 27 novembre… 1937 ! Le comédien Louis Hector était le détective dans une adaptation de The Three Garridebs.   

 

D’accord, mais pas dans un décor américain. Il faut vraiment changer les lunettes quand vous me lisez Thierry.

« Christopher Lee vient endosser le rôle de Sir Henry de Baskerville » Sir Henry n’a jamais porté un nom à particule. Il s’agit d’un des personnages les plus connus du Canon…

 

Voir plus haut.

« Peter Cushing n’a joué que deux fois le rôle d’Holmes » On est loin du compte. Il est apparu dans 16 autres productions holmésiennes. Au total, Cushing sera Holmes à l’écran… 18 fois ! Neuf fois plus que ce qu’affirme l’auteur.

 

Productions holmésiennes, je parle d’incarnation du rôle pour la Compagnie Hammer dans ce passage. Mauvaise foi. 

p 179 « les années 1980 débutent… notons la présence de Roger Moore… » Le film dans lequel Roger Moore interprète Holmes (Sherlock Holmes in New York) date de 1976, pas des années 1980. 

 

Je ne donne aucune date et ma phrase est coupée ici encore.

« Nicolas Rowe » Il s’agit de Nicholas Rowe. 

 

4ème coquille d’une lettre on est à la page 179 encore un effort ne t’essouffle pas Thierry, ça va le faire, mais il faut s’accrocher.

« Jeremy Brett… une série télévisée, Les Aventures de Sherlock Holmes, produite par la BBC » Non, elle fut produite par la Granada pour la chaîne ITV.

 

Granada est mentionnée dans mon livre. Fabuleux Joanis.

Page 181 « Granada lance en 1982 une série intitulée Young Sherlock » L’auteur aurait dû parler de cette série pour introduire celle avec Brett puisque cette dernière doit beaucoup à la première qui a amorcé le projet holmésien de la Granada. Mais l’auteur vient d’affirmer à tort que la série avec Brett est une production de la BBC, il ne pouvait donc pas faire ce lien chronologique.

 

« J’aurais du » Mais Thierry Saint Joanis, il fallait écrire le livre à ma place mon vieux ! 

« Edward Woodmard » Il s’agit de Edward Woodward ! 

 

Ne crie pas Thierry j’ai compris.

Page 182 « la série Sherlock de la BBC… en 2012 » Non, le premier épisode date de 2010

 

Les dates utilisées sont celles des sorties en France, bougre.

« le remake américain de ce show [Sherlock BBC], Elementary » Non, il ne s’agit en aucune manière d’un remake de la série Sherlock. 

 

Au départ annoncé comme tel, BBC a même failli faire un procès. Bien sur, très vite elle s’est démarquée, je la défends d’ailleurs dans chaque interview, depuis le début, pas comme vous autres, qui avaient attendu le retournement final pour vous réveiller. (j’adore Miller, depuis Trainspotting)

« Elementary (2013) » Non, la diffusion de la série a commencé en septembre2012   

 

Idem je parle des diffusions en langue française. 

 

 

Page 186 « le remake américain de cette série [Sherlock BBC], Elementary, met en scène pour la première fois un Watson féminin. » Une nouvelle fois, répétons que la série Elementary n’est pas le remake de Sherlock BBC. Et elle n’est pas la première adaptation pour l’écran à proposer un Watson féminin. On l’avait déjà vu, entre autres, dans They Might Be Giants en 1971 avec Joanne Woodward dans le rôle du Dr. Mildred Watson, dans The Return of Sherlock Holmes en 1987 avec Margaret Colin dans le rôle de Jane Watson, ou dans Sherlock Holmes Returns en 1993 avec Debrah Farentino dans le rôle de Amy Winslow. Idem, tout cela est dit dans mon livre, et nous parlons d’interprétation de Watson en féminin pour des séries, non des films.

 

Ici encore, Joanis sort la phrase du contexte en douce, et pense benoîtement que ça passe. 

« le vouvoiement… est remplacé par le tutoiement dans la version française » Oui, certes, les adaptateurs français ont eu à faire ce choix, mais les créateurs ne s’étaient pas posé, eux, cette question. Ce détail est propre à la version française pour une raison linguistique. Il aurait été plus judicieux d’indiquer que les héros, dans la version originale, s’interpellent par leur prénom alors qu’il le font par leur nom dans le Canon.

 

« Oui certes », mais on liste encore une erreur.

« une saison 2 est déjà programmée pour l’année 2014 » Non, sa diffusion a commencé le 26 septembre 2013. Et on sait déjà depuis longtemps (bien avant l’impression de cet ouvrage) qu’une saison 3 sera diffusée à partir de septembre 2014.  Idem je parle de la France le livre est un livre Français.

 

Sans doute trop être habitué à la traduction systématique de news britanniques vu que vous remplissez votre site comme ça.

Chapitre 9 : L’avènement du mythe
Page 191 « le jeu auquel [les holmésiens] se livrent depuis bientôt deux siècles… » Hein ? attendez, nous sommes en 2014… donc il y a deux siècles, nous étions en 1814, année de l’abdication de l’empereur Napoléon 1er… Et d’après M. Bastardi Daumont, il y avait déjà des holmésiens pratiquant le Jeu ? Conan Doyle est né en 1859, et il présente Sherlock Holmes au monde en 1887. Au mieux, le jeu holmésien aurait pu voir le jour il y a cent-vingt-sept ans (même si ce n’est pas le cas selon ce que l’on sait à ce jour au sujet des premiers actes illustrant une pratique holmésienne). Il y a donc comme un problème. Cette affirmation n’est pas sérieuse.

 

Oui, nous avons dépassé le premier siècle donc nous entamons dans le second je n’envisage pas en plus d’apprendre à compter à ce malheureux

« Les motivations sont variées : certains sont attirés par l’esthétique victorienne, l’architecture, les décors ou les moyens de transport de l’époque, d’autres sont fascinés par Holmes et sa manière d’utiliser la réflexion, ou ne s’intéressent qu’à l’aspect criminologique de l’œuvre de Doyle. » Pour quelqu’un qui donne deux siècles d’existence au mouvement holmésien, on peut se demander comment il est possible de connaître les motivations des membres des sociétés dédiées à Sherlock Holmes… On croirait lire ici un membre d’une de ces sociétés justement, mais aucune référence n’est fournie. Et ce n’est pas honnête, car ce que M. Bastardi Daumont signe de son nom dans cet ouvrage, ce n’est pas lui qui l’a conçu et exprimé, mais bel et bien un holmésien, membre de la Société Sherlock Holmes de France, un de nos vieux amis, co-auteur d’un ouvrage sur Sherlock Holmes (chez DLM avec Alexis Barquin et Thierry Saint-Joanis), à savoir M. Pierre Bannier. Et pour preuve, je vous invite à cliquer sur ce lien pour aller visionner un reportage de France Télévision, daté du 15 mai 1994, à l’occasion d’une réunion de la SSHF au Grand Hôtel, place de l’Opéra à Paris. Au bout d’une minute et trente-six secondes de diffusion, vous entendrez notre ami Bannier exprimer ce que, vingt ans plus tard, M. Bastardi Daumont écrira dans un livre. N’aurait-il pas été élégant de citer le nom de l’auteur de cette description des motivations holmésiennes ? Voilà un « oubli » qui est très décevant, voire choquant… à moins que Pierre Bannier et John Bastardi Daumont ne soit qu’une et même personne…Il est vrai qu’ils sont tous les deux avocats.

 

 

j’ai entendu un mec dire la même chose mot pour mot au bistrot tout à l’heure (on note la discrète pub glissé par Thierry le briscard pour son propre bouquin (qui a fait un bide sidéral)

« Au départ, simple amicale de fans, la communauté holmésienne… » Les personnes qui ont créé les premières sociétés holmésiennes, en 1934 aux états-Unis ou en Angleterre, n’étaient pas des « fans » regroupés en amicale, mais des amateurs de littérature ayant trouvé dans la matière qu’offrent les aventures de Sherlock Holmes un terrain propice à des études des plus sérieuses dans leur forme, quels que soient leur fond et leur conclusion. Leurs héritiers ne se considèrent toujours pas comme des « fans de Sherlock Holmes ». S’il existe des amateurs que l’on pourrait baptiser ainsi, ils sont minoritaires et très souvent concentrés sur un thème comme celui d’un interprète du héros à l’écran, par exemple, comme c’est le cas depuis quelques années, autour du comédien Benedict Cumberbatch. Il y a des nuances importantes dans ce phénomène et il est décevant qu’elles n’apparaissent pas clairement dans un ouvrage « de référence » destiné à des profanes.  

Pour la trentième fois, aucune erreur.

On est dans la totale appréciation personnelle, un autre délire égotique du commentateur qui doit être au quatrième pot de tabac. il n’y a aucune erreur, ici encore

 

 

 

« La société des… Baker Street Irregulars est l’une des plus fermées… Les nouveaux arrivants… doivent répondre à cent cinquante questions pour tester leurs connaissances. » M. Bastardi Daumont démontre par cette affirmation qu’il n’est pas membre des Baker Street Irregulars. S’il l’était, il saurait qu’on ne doit pas répondre à un questionnaire pour être admis. Il faut faire la démonstration de ses connaissances par des écrits et des actes, pendant de nombreuses années, et ainsi attirer l’attention des responsables de la société qui feront ensuite leur enquête et s’appuieront sur le soutien et les recommandations que d’autres membres exprimeront sur l’éventualité d’une invitation à rejoindre l’érudite assemblée, lors du banquet annuel de janvier à New York où, année après année, le candidat sera encore testé discrètement et obtiendra l’investiture s’il apporte entière satisfaction. Notons que les qualités humaines entrent pour beaucoup dans les critères de choix. Pour aspirer à une invitation, il faut tout autant avoir des connaissances certaines et reconnues sur le sujet, qu’être un aimable compagnon en société.

 Idem, encore une appréciation personnelle. Il y a bien un questionnaire au BSI, et je n’ai jamais écrit en être membre.

Euh…sinon Joanis, une nouvelle fois, l’erreur, elle est où ? 

« Souhaitant faire perdurer l’engouement pour Sherlock Holmes, les Baker Street Irregulars financent des projets, élèvent des statues à leur héros, organisent des réunions et célèbrent des commémorations plusieurs fois par an. » Une preuve de plus que l’auteur ne connait pas bien le sujet. Il mélange ici les activités des BSI avec celles de la Sherlock Holmes Society of London, sa cousine britannique. Au final, ce qui est décrit dans ce livre n’existe que dans l’imagination de l’auteur. Il aurait pu facilement vérifier à la source, mais tout ce chapitre consacré au mouvement holmésien démontre que, contrairement à ce qui est annoncé en quatrième de couverture de l’ouvrage, l’auteur n’est pas aller rechercher de l’aide auprès des sociétés holmésiennes les plus célèbres, sinon elles lui auraient fourni fort aimablement tout ce dont il avait besoin pour décrire leurs activités.   

 

Appréciation personnelle.Nouvelle attaque personnelle sortie de nulle part, ici encore + bonus track :  mensonge.  Même vous avez collaboré en nous fournissant des images. Même si nous n’en avions pas vraiment besoin. Cette photo elle a été prise où, à votre avis ? Marylebone, au fonds documentaire holmésien le plus important de Londres.  http://john-bastardi-daumont.tumblr.com/image/74763805454J’en ai 400 du genre, qui sont postées chaque jour ici pour les gens que les faits bruts intéressent plus que vos critiques stériles  http://sherlockdetectiveconsultant.tumblr.com/

« Trois badges de la collection John Bennett Schaw. » Feu notre ami américain à qui appartenaient ces objets de collection s’appelait Shaw. Il mérite qu’on respecte l’orthographe de son nom.

 

Chouette, c’est vous qui nous avez fourni la photo justement.

Page 192 « En Angleterre, la Sherlock Holmes Society voit le jour en 1951… » Faux ! L’auteur mélange encore deux évènements. En 1951, c’est la Sherlock Holmes Society of London qui voit le jour. Elle ressucite alors les principes de la Sherlock Holmes Society qui avait vu le jour en 1934, la même année que l’américaine BSI, et avait disparu au début de la Seconde guerre mondiale. C’est par respect pour leurs illustres prédécesseurs que, justement, les fondateurs de la nouvelle société anglaise ont ajouté le mot « London », pour qu’il n’existe à jamais qu’une seule et unique Sherlock Holmes Society. Par sa maladresse et son ignorance, l’auteur de l’ouvrage trahit cette noble intention. Comme c’est dommage. Shocking!  

 

 

Elle ressuscite (c’est comme cela que ce verbe s’écrit Thierry), faux. Ce sont les mêmes principes mais pas les mêmes personnes ni la même personnalité juridique, on parle d’une association. C’est donc une entité totalement différente. Il faut réapprendre le droit des associations, ainsi que l’orthographe. 

« Couvercles de boîtes de la collection Sherlock Holmes constituée par John Bennet Shaw. » Encore une faute d’orthographe sur le nom de notre regretté camarade Shaw. Cette fois, contrairement à la Page précédente, c’est le mot « Bennett » qui se voit privé d’un « T ».

 

Merci brave relecteur du soir une coquille en moins pour moi !

Page 194 « Adrian Doyle » Le fils de Sir Arthur Conan Doyle dont il est ici question s’appelait Adrian Conan Doyle (comme son père, son frère et sa sœur) et non « Doyle » tout court (comme son grand-père, son demi-frère ou sa demi-soeur).  

 

J’aime bien l’appeler Adrian Doyle, je trouve que cette appellation a la classe. En outre elle est tolérée, et dans le livre j’utilise les deux, ça allège. Ce que le commentateur a du mal à comprendre, lui même n’écrivant rien à part des commentaires pour casser Sherlock Holmes Detective Consultant sur Amazon. 

« Les Exploits de Sherlock Holmes… la première tentative mûrement structurée pour plonger Holmes dans des aventures inédites mais cohérentes avec le Canon. » Affirmation erronée quand on connaît le nombre de pastiches répondant à cette définition, parus avant le recueil d’Adrian Conan Doyle et de John Dickson 

 

Je ne dis pas que c’est la première de tous les temps mais la première « murement structurée ». Ici encore tu ne sais plus lire mon pauvre vieux.

« Un des pastiches les plus importants, qui suscita plusieurs adaptations… La Solution à 7%… de Nicolas Meyer. » Encore une faute d’orthographe dans le prénom de Meyer (c’est Nicholas). Mais l’attention se portera ici sur l’affirmation prétendant que ce roman a suscité plusieurs adaptations. à part le film d’Herbert Ross en 1976, nous n’en connaissons pas d’autre.

 

De nombreux films s’inspirent de ce scénario et en extraient des morceaux isolés, on en trouve des traces jusqu’à ceux de Guy Ritchie.

Page 195 « dès 1933, While Starrett… » Il s’agit ici d’une référence à l’holmésien Vincent Starrett que l’auteur rebaptise sans raison « While ».   Oui, c’est le surnom de ses débuts.

 

Comme Eisenberg, alias Walter White, le type qui a vendu à Joanis le tabac fumé pendant la rédaction de son article.

« The Private Life of Sherlock Holmes est le premier opus d’une littérature d’étude fouillée… » Certes, le livre de Vincent Starrett constitue un temps fort de l’histoire de l’holmésologie, mais il arrive après quantité de textes et d’ouvrages, et ne peut en aucun cas être considéré comme le point de départ de cette science dédiée à Sherlock Holmes. 

 

Encore une fois, emploi du «  oui mais » qu’on liste comme une erreur.Ce doit être la 30 ème bourde du genre par l’Expert Joanis dont l’humanité attend la prose pour savoir où commence la Science.

 

 

« William Baring Gould qui livre… une biographie de Sherlock Holmes que beaucoup jugent définitive. » C’est tout le contraire ! Cette biographie agréable à lire, mais fantaisiste, est considérée par les spécialistes comme la pire chose qui puisse venir brouiller les bases de l’holmésologie. William S. Baring-Gould a pris la liberté d’inventer tous les détails de la vie du héros absents des textes canoniques du docteur Watson. En résumé, il raconte ce qui l’arrange quand cela l’arrange, sans jamais alerter son lecteur pour différencier ce qui est tiré des textes de Watson et ce qui est le fruit de son imagination. Depuis sa parution, cet ouvrage a fait plus de mal à la cause holmésienne qu’aurait pu le rêver Moriarty. Contrairement aux apparences, c’est finalement un livre réservé aux initiés, à ceux qui savent dicerner le vrai du faux et ont les moyens de s’amuser des trouvailles de l’auteur, sans jamais pour autant lui accorder de crédit. C’est une fantaisie holmésienne. Combien d’auteurs d’ouvrages holmésiens dits « de référence » ont été trompés par la biographie de William S. Baring-Gould à laquelle ils ont fait une confiance aveugle pour faire l’économie d’une lecture (ou d’une relecture) du Canon. En France, nous sommes tout particulièrement victimes de ce mal et plus de la moitié des informations biographiques publiées dans notre pays à ce jour relèvent plus des fantaisies de Baring-Gould que de la réalité des textes watsoniens. Inconscients de leur erreur, ces auteurs diffusent des âneries, les commentent, en tirent des conclusions qui donnent naissance à de nouvelles âneries, etc. Et leurs lecteurs profanes ne se douteront jamais qu’ils sont dupés par des écrivains coupables d’avoir accordé leur confiance à William S. Baring-Gould.

 

Est considérée ? mais par qui, par vous ? Pas par moi. Baring Gould a fait un excellent livre, ce n’est pas en le critiquant à chaque observation que vous le remplacerez dans l’histoire.

« Holmes suscite depuis cent cinquante ans, de façon ininterrompue, une littérature apocryphe et de commentaires. » Nous voilà de nouveau confrontés à un problème de date. Nous sommes en 2014. Il y a cent cinquante ans, nous étions donc en 1864, soit vingt-trois ans avant la parution de la première aventure de Sherlock Holmes. L’auteur nous expliquera comment on a pu, entre 1864 et 1887, de façon ininterrompue, voir fleurir « une littérature apocryphe et de commentaires » d’une œuvre qui n’existait pas encore.

 

C’est mon esprit d’anticipation je pense à vos petits petits enfants qui liront mon livre et l’adoreront, Thierry

Page 196 « le profil du détective tapisse les murs de l’underground londonien » Attention ! Depuis quelques mois, la station de métro Baker Street a été en rénovation et le projet d’origine prévoyait de retirer tous les carreaux de céramiques à l’effigie de Sherlock Holmes. Finalement, après une proposition de l’entreprise chargée des travaux, une partie des décorations holmésiennes a été conservée. Les éléments définitivement retirés seront bientôt mis en vente aux enchères. Voir notre news ici.

 

 Oui, et au fait Thierry, à part une petite pub veulement glisée pour ta new, mon erreur, elle est où  ? Attitude victorienne, pour sûr.

Page 199 « une collection privée inestimable, léguée par Richard Lancelyn. » L’auteur ne donne que les prénoms du donateur.Il oublie (ou ignore ?) son nom qui est (Richard L.) Green.

 

Pardon mon vieux

Page 203 « Le Signe des quatre… Cette nouvelle… » Encore une mauvaise traduction du mot anglais « novel ». Il s’agit d’un roman et non d’une nouvelle. 

 

Grosse nouvelle à l’époque, non publiée en ouvrage dans un premier temps, ne sera publié en volume et présentée comme un roman qu’en octobre 1890, aux USA.

Page 205 « Les Plans de Bruce Partington » Bruce-Partington étant le nom de baptême d’un sous-marin, la traduction exacte du titre de la nouvelle est Les Plans DU Bruce-Partington.

 

Ma traduction est également acceptée.

« Les Archives de Sherlock Holmes… sorti en 1924 » Non, en juin 1927, ce qui semble logique puisque ce recueil contient des nouvelles parues en 1921, 1922, 1923, 1924, 1925, 1926 et 1927…mmmm ça c’est dans les notes.

 

T’as sorti la loupe Thierry

Page 206 « Liste des nouvelles préférées de Conan Doyle… A Final Problem » Faute sur le titre de l’aventure. Il s’agit de The Final Problem

 

 

Merci ! sur une annexe, en fin de livre. Un livre cadeau par coquille, 3 mois d’efforts, plusieurs cerveaux sur mon livre, merci les gars, je me suis régalé en vous répondant.

 

Le plus drôle, mais le moins Gentleman, il faut dire que c’est assez minable pour des pro victoriens : dans l’après midi du 7 juillet, 15 minutes chrono après la publication du brûlot, apparaissaient d’un coup des néophytes sur le site La FNAC pour formuler ce genre de critiques. Étonnamment, ce lecteur, se disant débutant, avait déjà pris connaissance de l’article, lu cette indigeste prose dans son intégralité, et acquis les abréviations (SSHF) classiques dans le milieu. 

Quand la SSFH trolle, on est pas vraiment dans la discretion holmsienne. Je rappelle que Sherlock était un as du camouflage....
Quand Max Badin, Alexis Barquin et Thierry Saint Joanis trollent, on est pas vraiment dans la discrétion holmésienne.
Je rappelle que Sherlock Holmes était un as du camouflage, faut mieux d’entraîner les gars !

 

Un grand merci aux membres de la SSHF qui se sont rapprochés de moi via FB pour aplanir la situation, dissiper tout malentendu, et me faire part de leur désengagement face à ce comportement peu honorable.

L’extrémisme rageur donne toujours lieu à de jolies rencontres, par ricochet. 

moriarty

2 commentaires

  1. Bonjour Monsieur,

    Thierry Saint Joannis ne m’est pas non plus très sympathique.

    J’ai été adhérent à la Société Sherlock Holmes de France une petite semaine. Juste le temps de le croiser sur le forum de la SSHF et de me sauver en courant… Après un bon coup de gueule.

    En tant que psy, je déplorais que l’adaptation cinématographique de G.Ritchie donne de Holmes l’image d’un héros de film d’action histrionique à tendances psychopathiques. Mon œil professionnel me fait davantage percevoir sous la plume de Conan Dole un sujet cyclothymique (limite bipolaire) aux « mœurs paisibles » (cf Une étude en Rouge) quoique parfois un peu excentriques de façon réactionnelle à son milieu. Cette critique est d’ailleurs partagée par bien des journalistes de cinéma qui n’ont pas apprécié les courses poursuites et scènes de combat interminables des deux opus (http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/hommages-retrospectives/revues-presse/accueil-critique-films-rousselot/sherlock.html)…

    TSJ est rapidement intervenu pour défendre la canonicité de cette adaptation cinématographique, arguant de son amitié avec le « consultant en holmesologie » qui serait intervenu sur l’écriture du scénario ou encore, en montant en épingle des détails du canon dont il était abusif de tirer des généralités (Mon Dieu ! Est-ce parce que Holmes redresse à main nue un tisonnier tordu et connaît le baritsu qu’il passe son temps à se bagarrer dans le canon ???)… Et cela en me renvoyant à deux reprises ne pas savoir qui j’étais (alors que je m’étais présenté dans la rubrique consacrée à cet effet sur le forum) avant de me balancer la liste de ses titres et adhésions holmésiennes comme autant de titres de noblesse attestant de la légitimité et de l’autorité qu’il détenait et que moi je n’avais pas, puisque nul ne savait qui j’étais… J’avoue avoir assez mal réagi à une prise de contact aussi cavalière, et au mépris réitéré de TSJ à mes arguments. Et lorsque le ban et l’arrière ban de ses amis est intervenu donnant parfois dans l’attaque personnelle, j’ai pris acte du fonctionnement de la SSHF et suis parti en claquant la porte. Dans un échange entre personnes civilisées on est censé pouvoir échanger courtoisement sur les désaccords… Visiblement à la SSFH c’est impossible quand on tient tête au Sieur TSJ ! Crime impardonnable de lèse majesté sans doute.

    Quand les membres d’une institution sont censés se soumettre au leadership intellectuel absolu et incontestable d’un maître supposé détenir la vérité… Que le dit maître en question nourrit son narcissisme en s’en prenant à celui des autres et aime à jouer sur les limites entre imaginaire et réalité au point d’avoir créé une reproduction du 221b dans une de ses résidences où l’on organise des murder-parties holmésiennes costumées mensuelles… On est nécessairement face à quelque chose de très questionnant.

    Un ancien membre de la SSHF aujourd’hui investi au Cercle HOlmésien de Paris (société fondée par des déçus de la SSHF) m’a d’ailleurs dit ne pas avoir été étonné de mes mésaventures avec TSJ, reconnaissant bien dans ce que je lui disais le souvenir qu’il gardait du personnage.

    Cela étant… Comme le « compteur de membres » de la SSFH ne compte que les nouvelles adhésions gratuites par un simple clic… Sans se préoccuper de savoir si les membres veulent renouveler leur adhésion ou en démissionner… Ne vous inquiétez donc pas sur la portée réelle des critiques de TSJ sur votre livre… Il ne doit être lu en réalité que par les quelques dizaines de ses fans de la SSFH qui n’ont pas encore compris que contrairement à ce qu’il prétend… Il ne détient pas LA vérité sur Holmes. Holmes est un personnage trop génial pour se résumer à la vision d’un esprit suffisamment présomptueux pour prétendre en être l’incarnation ultime !

  2. Je l’ai croisé également sur Facebook, le temps de lui laisser un commentaire et j’ai été bloquée.
    Il a bien joué son jeu, mais pas assez serré. Au fait le type affiche un côté sympa mais on se
    rend vite compte du connard que c’est. Je ne mâcherai pas mes mots avec un pareil individu qui
    passe son temps à se cacher derrière un personnage qu’il n’est pas. La bêtise a assez duré je trouve.
    Il ne faut pas confondre de grands acteurs qui ont interprété le célèbre détective avec ce clown
    qui se prend pour ce qu’il n’est pas et qui donnerait véritablement envie de gerber à Conan Doyle
    s’il vivait encore.

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