Trump / Clinton : les mass médias nous refont le coup du Brexit.

Quelque chose d’intéressant se passe en ce moment dans le milieu médiatique français, imitateur, avec un certain décalage, de son grand frère américain: de nombreux journalistes s’acharnent méthodiquement à démonter morceau par morceau la campagne de Donald Trump, par l’injure (fou, raciste, violent, etc…)  tout en occultant des informations très compromettantes sur sa concurrente Hillary Clinton.

Cela me rappelle la campagne de bourrage de crâne à laquelle nous avions récemment eu droit lors du BREXIT.

Aux Etats Unis, plusieurs de leurs confrères se sont déjà faits ridiculiser à cause de ce comportement, en s’en prenant notamment à des militants pro Trump.

Exemple:

Côté français, ce n’est guère plus brillant.

Voyez plutôt ces articles, pondus ces trois derniers jours par  l’intelligentsia. Ils relèvent plus de l’attaque ad hominem que de l’évocation de faits pour informer le public.

 

trump le narcisse abject de pierre guerlain

trump le candidat picson helene vissière

une statue peu flatteuse de donald trump.png

 

Pour résumer, nous avons droit à de l’injure, ou de l’anecdotique.

Ce n’est pourtant pas de ce côté de la barre que se situe la réelle actualité.

Depuis sa mise en ligne il y a un mois, le documentaire CLINTON CASH  démontrant les détournements financiers massifs d’Hillary et Bill Clinton a attiré plus de 2.000.000 de visites.

On y apprend comment, de leur propre aveu « fauchés lorsque l’on a quitté la Maison Blanche » les époux Clinton ont pu se refaire une santé financière grâce aux précieux discours de Bill, rémunérés plusieurs centaines de milliers de dollars par des individus aussi recommandables que Paul Kagamé, puis, dans un second temps, par un accroissement de plus en plus important des dons apportés à leur Fondation par des Etats étrangers.

Alors que le documentaire fait scandale sur internet depuis plusieurs semaines, aucun média français n’a pris la peine de revenir en détail sur ces éléments, préférant invectiver Trump tout l’été.

Il a fallu que la bulle internet explose via Breitbart, 4chan et l’Alt-Right suivant les recommandations de l’éditorialiste britannique Milo Yiannopoulos résumées un post intitulé « Troll will save the word », pour que cette censure par le vide vole en éclats. Les propos de Yiannopoulos sont lourds de sens:

« dans un monde où les journalistes mentent et où vous avez chaque jour à vous soumettre au politiquement correct, dire la vérité est un acte révolutionnaire, aussi, seuls les trolls, grâce à leur peau dure et leur mépris pour les normes sociales, sont capables de larguer des bombes. ».

Et quelles bombes.

Nous apprendrons  (vérités que l’International New York Times sera contraint de diffuser, avec 1 mois de retard) que la Fondation  Clinton a reçu des dizaines de millions de dollars généreusement offerts par :

  • l’Arabie Saoudite
  • La Victor Pinchuk Foundation (oligarchie ukrainienne)
  • Le Qatar
  • Les Emirats Arabes Unis
  • Le Koweit
  • Oman
  • Brunei
  • L’Algérie
  • ……etc….

Le tout avant, pendant, et après qu’Hillary Clinton exerça ses fonctions de Secrétaire d’Etat des Etats Unis.

Les journalistes français seront heureux d’apprendre que 72 % des américains sondés jugent « embêtant » que la Fondation Clinton ait pu jouir de telles sommes provenant de pays étrangers alors qu’Hillary était chargée des Affaires Etrangères aux USA. (sondage Bloomberg). D’autant que ces fonds n’ont pas été utilisés uniquement à des fins philanthropiques, mais auraient servi, dans une confortable mesure, à financer le train de vie des époux Clinton (avions privés, déplacement, logement, vêture, bureaux etc….)

Manifestement, une statue de Donald Trump nu à Central Park semble plus passionner l’AFP que ce type de révélations.

Si ces informations datent de plus d’un mois, elles apparaissent de façon très édulcorée cette semaine dans la presse française, après des semaines d’acharnement anti-trump qui monopolisait nos mass médias pendant nos vacances ensoleillées tandis que le net grondait contre les Clinton.

clinton cash et la réactivité française

Cela pourrait être un fâcheux hasard si les médias se contentaient d’occulter le scandale de la Fondation Clinton et l’énorme conflit d’intérêts qu’il constitue, par mégarde grégaire ou paresse estivale.

Problème: nous retrouvons le même modus operandi en ce qui concerne la santé d’Hillary Clinton.

N’ayant pas donné de conférence de presse depuis plus de 200 jours, Hillary avait déjà inquiété son public lors d’une suspension du débat à la primaire démocrate qu’elle présenta comme une « pause pipi » mais qui se révéla être un malaise.

Sa situation ne semble pas s’améliorer:

hillary-unstable
aout 2016: après 200 jours sans conférence de presse, Hillary peine à gravir 6 marches d’escalier.

 

L’état de santé dégradé d’Hillary Clinton n’est un secret pour personne aux Etats Unis, celle ci ayant été  hospitalisée pour une commotion cérébrale importante en décembre 2012, qui révéla la présence d’un caillot de sang entre une veine située entre son cerveau et son crâne, impossible à retirer. Depuis, son traitement est lourd, entrainant malaises, perte d’équilibre, instabilité émotionnelle.

Pourtant, nos médias, plutôt que de rendre compte des faits, ou, a minima, d’être neutres, ne peuvent s’empêcher de glisser une appréciation, systématiquement en la faveur d’Hillary. Exemple :

Hillary clinton et sa santé

Cette omerta médiatique aussi présente dans les médias anglo-saxons depuis le début de la campagne a conduit Rudolf Guiliani (ancien maire de New York) à lancer cet appel aux américains lors d’une interview télévisée, inédit pour un homme politique de son calibre:

« Elle dispose d’un empire médiatique qui diabolise continuellement Donald Trump et n’informe plus sur son absence de conférence de presse depuis 200 jours, qui n’informe plus sur les nombreux signes de maladie qu’elle présente. Donc, connectez vous, tapez Hillary Clinton Illness sur Google et regardez les vidéos, informez vous par vous mêmes. »

Dernier sujet de black out, plus français, cette fois ci: l’utilisation de la messagerie privée d’Hillary Clinton pour héberger non pas quelques uns comme elle l’a annoncé l’année dernière lors d’un premier scandale, mais des milliers de mails professionnels (15 000) classés secret défense alors qu’elle était secrétaire d’Etat.

Pourtant, alors qu’une première fuite révélée avait entraîné en 2015 son audition par une commission d’enquête, elle avait indiqué, de façon surprenante, que seulement une petite partie de ses emails professionnels avaient été utilisés sur son dispositif privé.

Conséquences de ce dossier sensible:

  • les américains ne peuvent savoir avec précision ce qui s’est passé pendant le conflit de Benghazi (où  plusieurs d’entre eux ont perdu la vie) car Hillary Clinton a tout simplement utilisé sa messagerie personnelle pour envoyer et recevoir des informations classées « secret » ou « top secret », aujourd’hui effacées, et ne figurant pas dans les rapports officiels du Secrétariat d’Etat.
  • depuis ces fuites, les attaques de piraterie informatique se multiplient étrangement contre les Etats Unis (dernière en date, la révélation par les Shadow Brokers des logiciels utilisés par la NSA jusqu’à 2013 pour casser les codes de protection des systèmes étatiques étrangers)

Revoyons sa déclaration  à l’époque (déjà mensongère, mais devenue scandaleuse au regard de la découverte des 15 000 mails supplémentaires non sécurisés, dont le grand public ignorait tout jusqu’à hier).

Suite à cette déclaration, le Directeur du FBI, James Comey, avait indiqué pour justifier son intention d’abandonner les poursuites pénales :

« Je pense qu’elle a été très imprudente, elle a été négligente. Ça, je peux le prouver. Ce que je ne peux pas établir, c’est qu’elle a agi avec des intentions criminelles… »

Propos tenus le 5 juillet dernier, avant la découverte des 15.000 nouveaux mails dont Hillary Clinton nia l’existence devant une commission d’enquête.

Etonnamment (hum) aucun média mainstream français (Bfm, Itele, etc..) ne détaille ce dossier pourtant capital, qui pourrait conditionner le sort de la justiciable Clinton autant que son avenir présidentiel, tout en constituant un scandale d’Etat. Seuls des médias relativement confidentiels en rendent compte, alors qu’aux Etats Unis, l’affaire a l’effet d’une bombe.

Médias francophones =>

 

email clinton

 

Reste du monde =>

 

clinton email etats unis

 

Peut être parce que les médias français ont un temps de retard sur le changement de sens du vent, ainsi que cela avait été le cas sur le BREXIT, ajouté à un positionnement très partisan, voire désinformateur, sur l’actualité entourant cette élection.

Les sondages qu’ils diffusent actuellement le prouvent, car ils sont contraires à l’actualité.

La tendance actuelle, logique, considérant les faits évoqués dans cet article:

 

image

Plus pressurisés par l’opinion et par la bulle internet, les médias anglo-saxons sont contraints d’infléchir leur tendance passée et de commencer à diffuser ces éléments, qui rendent tout d’un coup les attaques ad hominem et autres statues nues concernant Donald Trump beaucoup plus anecdotiques.

A ce stade, quel enseignement en tirer ?

Troll will save the world !

                                                                                                     John Bastardi-Daumont

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